Autre rebondissement ce mardi, les policiers qui ont interpellé Taoufik Amri vont être placé en garde à vue pour répondre aux enquêteurs de l'IGPN l'Inspection Nationale de la Police Nationale et "s'expliquer sur les variations de leurs témoignages" concernant l'arrestation de Taoufik Amri. Cette révélation faite par l'AFP proviendrait selon l'agence de presse de sources policières.
Taoufik Amri a disparu le 22 novembre dernier après un arrestation par la police. Plus personne ne l'a revu depuis. Agé de 33 ans et tout jeune père d'un enfant de 3 mois ce tunisien résidant à Alençon n'avait aucune raison de disparaître.
Entre police et amis de Taoufik, voix discordantes
Le mystère règne sur l'heure d'interpellation de Taoufik Amri ce soir là (22 novembre).
Après avoir caché les faits, trois policiers de la Compagnie Départementale d'Intervention de Nantes s'étaient enfin souvenus vendredi dernier avoir arrêté le jeune homme de 33 ans. Leur version des faits est pour le moins étrange.
Selon les trois policiers, ils auraient interpellé Taoufik car ils recherchaient un voleur de sac à main originaire d'afrique du nord. Ensuite, ils auraient embarqué le jeune homme dans le fourgon parce que "l'environnement était hostile et menaçant". Le contrôle en tant que tel aurait donc eu lieu 500 mètres plus loin, les policiers relachant Taoufik al-Amri quelques minutes plus tard ayant vérifié son idendité. Pourquoi ils n'ont pas appelé le central par radio? et pourquoi n'avoir laissé aucune trâce écrite de cette intervention? Parce que la situation ne le nécessitait pas, disent-ils? Et pourquoi n'ont-ils pas parlé jusque-là? Parce que selon eux l'arrestation aurait eu lieu à minuit quinze alors que l'on recherchait quelqu'un ayant été contrôlé à 22h30. C'est d'ailleurs ce problème temporel qui change tout dans l'histoire puisqu'à minuit trente la patrouille de police revenait au commissariat ce qui étaye la thèse d'un contrôle rapide. Si par contre, comme certains témoins l'affirment comme les deux amis de Taoufik qui l'accompagnait, l'arrestation a bien eu lieu à 22h30, on peut se demander ce que les trois policiers ont fait avant de revenir au poste. De nombreuses zones d'ombres restent donc a éclaircir dans cette enquête. Ce problème d'horaire bien sûr mais aussi le fait que les amis de Taoufik affirment que leur compagnon était passablement ivre tandis que les policiers disent le contraire sinon bien sûr, ils l'aurait emmené en cellule de dégrisement.
Des témoignages discordants
Face aux amis de Taoufik qui l'accompagnaient le soir du 22 novembre lors de son arrestation qui réaffirment que celle ci à eu lieu vers 22h30 et les trois policiers qui disent avoir interpellé puis relâché le tunisien entre minuit et 00h15 les enquêteurs doivent démêler le vrai du faux. De nombreux témoins auraient été auditionné jusqu'ici pour confirmer les paroles des amis mais coup de théâtre ce lundi, deux jeunes étudiantes ayant répondu à l'appel à témoin lancé par les enquêteurs disent avoir vu sortir Taoufik Amri du fourgon de police a l'endroit indiqué par les policiers.
Trois contradictions subsistent entre la version des trois policiers et les témoignages recueillis pendant l'enquête: 1.Le lieu du contrôle et le lieu ou Taoufik aurait été relâché. 2. le degré d'imprégnation alcoolique, elevé selon les amis du disparu, faible pour les policiers. 3. la nature des opérations du contrôle. Stephan Autin le procureur de la république n'a pas voulu en dire plus mais le fait d'en appeler à l'IGPN l'Inspection Générale de la Police Nationale en dit déjà long.
IGPN et police judiciaire sur l'affaire
Le procureur de la république de Nantes Stéphane Autin a expliqué lors d'une conférence de presse ce vendredi que toutes les pistes possibles allaient être vérifiées mais, que "ce travail de vérification était minutieux et allait prendre du temps".
Le ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy s'est lui aussi exprimé sur le sujet ce vendredi lors d'un déplacement dans la Somme. Il a annoncé qu'il avait demandé "un rapport à l'Inspection Générale de la Police Nationale pour savoir ce qui s'est réellement passé la nuit du 22 novembre".
Les papiers de Taoufik réapparaissent
Selon le journal "Le Figaro", les papiers du disparu auraient été retrouvés, mais dans deux endroits différents. Certains papiers ont été découvert a proximité du lieu ou les policiers auraient libéré Taoufik El-Amri, d'autres à plus de 5 km dans la banlieu nantaise ce qui selon le Figaro consolide la thése criminelle.

